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Le déconfinement des enfants et la COVID-19

 

Nous souhaitons partager ici les faits et les données les plus récents en ce qui a trait au déconfinement des enfants, suite à l’annonce gouvernementale de reprendre graduellement les activités éducatives en débutant en mai par les services de garde et les écoles primaires.

 

La décision d’envoyer son enfant à la garderie ou à l’école en cette période de pandémie est un choix VOLONTAIRE qui dépend de bien des facteurs pour chaque famille.

Faites confiance à votre jugement et prenez la décision la plus confortable pour vous.

Dans tous les cas, il ne faut surtout pas baisser la garde au niveau des MESURES DE DISTANCIATION SOCIALE, du LAVAGE DES MAINS, etc.

Donc ce ne sera pas tout à fait un retour à la garderie ou à l’école comme avant la pandémie.

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec votre médecin de famille si toutefois vous aviez besoin de plus d’informations pour votre cas plus particulier.

Ces informations ne remplacent pas l’avis de votre médecin qui est le mieux placé pour évaluer votre situation personnelle et vous conseiller au besoin.

 

 

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Voici une courte vidéo du Dr Charles Morin, pédiatre à la Clinique pédiatrique du Saguenay, qui explique bien pourquoi c’est rassurant d’envisager le retour à la garderie et à l’école pour la plupart des enfants.

 

https://www.facebook.com/CISD.UQAC/videos/281958602836647/

Source: Centre Intersectoriel en santé durable de l’UQAC

 

En résumé:

 

L’évolution des enfants face à la COVID-19 est excellente : ils font pour la plupart une forme bénigne de la maladie, se défendent bien et la transmettent peu

 

Les jeunes enfants seraient mieux protégés par leur système immunitaire inné qui est graduellement remplacé par le système immunitaire acquis à l’adolescence et à l’âge adulte.

Le coronavirus étant un nouveau virus inconnu du corps humain à date, notre système immunitaire acquis serait donc moins efficace pour le combattre que le système immunitaire inné des enfants.

Les statistiques récentes de Chine, d’Europe (entre autres dans les pays scandinaves), d’Amérique du Nord et du Moyen-Orient nous disent qu’il y a très peu d’hospitalisations et pratiquement pas de décès chez les enfants en lien avec la COVID-19 (la maladie causée par le coronavirus). Les enfants semblent donc avoir un système bien adapté pour combattre la maladie.

Il semblerait aussi que les enfants transmettent beaucoup moins la COVID-19 que les plus vieux. Ils auraient une moins grande quantité du virus dans leur corps et moins longtemps. Ce qui ferait d’eux de moins bons vecteurs de transmission.

 

 

QUE PENSER DU DÉCONFINEMENT DES ENFANTS?

 

Puisqu’il y a peu d’hospitalisations en lien avec la COVID-19 chez les enfants, qu’il y a très très peu de mortalité associée chez les enfants, qu’ils combattent bien la maladie et qu’ils ne sont pas des vecteurs importants de la transmission de la maladie, la question se pose alors: pourquoi les confiner et les isoler?

 

Ouvrir les écoles pourrait être bénéfique pour les enfants sans grand risque pour eux ou la population générale.

Il ne s’agit pas d’utiliser les enfants comme « cobayes » ni de les « envoyer au front ».

Ailleurs, les expériences de déconfinement des enfants se sont très bien déroulées, notamment au Danemark. Et en Suède, les enfants n’ont pas été confinés du tout, ont bien évolué et n’ont pas été des vecteurs de transmission importants.

 

 

Mis à part des conditions familiales particulières, un retour à la vie normale pour les enfants est souhaitable

 

Il faut évaluer dans quel milieu évolue l’enfant. Si un frère ou une sœur ou un parent a une maladie grave particulière qui le met à risque face à la COVID-19, le retour à l’école serait alors déconseillé (voir plus bas pour la liste des maladies et facteurs de risque).

Même chose si l’enfant vit sous le même toit qu’un grand-parent âgé.

 

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Position de l’Association des pédiatres du Québec (28 avril 2020) :

https://tout-petits.org/actualites/coronavirus/covid-19-association-des-pediatres-du-quebec/

 

 

Précision des pédiatres des 4 CHU du Québec pour les enfants avec maladies chroniques (28 avril 2020):

 

La littérature reflétant l’état actuel des connaissances montre que les nourrissons, enfants et adolescents sont peu touchés par le Sars-CoV-2 et, lorsqu’atteints de la COVID-19, peu ont des complications et si présentes, ces complications sont en général peu sévères. Ceci inclut aussi la majorité des enfants et adolescents avec maladies complexes et chroniques, ce qui est rassurant du point de vue individuel. L’information disponible, tout comme l’expérience vécue au Québec et ailleurs, ne permet donc pas, en règle générale, de recommander l’exclusion des enfants et adolescents avec maladies complexes et chroniques de nos milieux scolaires.

 

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Mon enfant asthmatique peut-il retourner à l’école ou en milieu de garde? (4 mai 2020)

https://mcusercontent.com/43b18f9ada018bf2ef17d47f8/files/2d912186-9ff7-427e-9662-d9bd42535337/asthme_retour_e_cole_covid_VF2.pdf

 

Recommandations conjointes de l’Association des Allergologues et Immunologues du Québec, de l’Association des Pédiatres du Québec et de l’Association des Pneumologues de la province de Québec dans le contexte du plan de déconfinement pour la COVID-19

 

Le Gouvernement du Québec a annoncé, dans son plan de déconfinement, le retour volontaire à l’école primaire et au préscolaire. Il est normal que les parents des enfants atteints d’une maladie chronique telle que l’asthme se demandent s’il est sécuritaire d’y envoyer leur enfant.

Nous disposons d’encore très peu de données scientifiques sur la COVID-19, mais avec plus de 3 millions de cas dans le monde, nous avons une expérience clinique de plus en plus grande. Cette expérience nous indique que les enfants sont moins souvent infectés et moins sévèrement atteints que les adultes, pour un même niveau d’exposition. Également, ils semblent transmettre beaucoup moins le virus à d’autres personnes.

Bien que n’importe quel virus respiratoire puisse induire une crise d’asthme, il semble que les enfants asthmatiques ne soient pas plus atteints de la COVID-19 que les autres. Il est prévisible que le SARS-CoV- 2 (le virus causant la COVID-19) déclenche des crises d’asthme chez certains enfants comme c’est le cas pour l’influenza et les autres virus respiratoires. Cependant, les données actuelles n’indiquent pas que ce nouveau virus cause plus d’exacerbations asthmatiques que les autres. La COVID-19 étant probablement avec nous pour encore 12 à 18 mois, il est difficile de recommander l’exclusion des enfants asthmatiques de l’école pour une durée prolongée.

 

Recommandations quant au retour en milieu éducatif

 

Dans ce contexte, nous considérons que la très vaste majorité des enfants asthmatiques peut retourner en milieu éducatif de façon sécuritaire. Cependant, par mesure de précaution, étant donné le peu de données scientifiques encore établies, nous recommandons que vous contactiez le médecin traitant de votre enfant avant de le retourner en milieu éducatif dans certaines situations précises :

– Si votre enfant a été hospitalisé aux soins intensifs pour une crise d’asthme dans la dernière année;

– Si votre enfant prend un corticostéroïde (cortisone) par voie orale (sirop ou comprimés) quotidiennement depuis un mois ou plus;

– Si votre enfant a présenté plus de 2 exacerbations (crises, bronchospasmes) ayant nécessité une consultation médicale urgente ou la prise d’un corticostéroïde systémique (« cortisone » en sirop, comprimé ou injection) dans les derniers 6 mois.

Dans les autres cas, votre enfant peut retourner en milieu éducatif. Ceci inclut les enfants qui reçoivent un traitement immunomodulateur en injection (XolairMC ou autre) pour leur asthme.

Il est très important de maintenir le traitement quotidien régulier prescrit à votre enfant, incluant les inhalateurs. Ce traitement régulier diminue son risque de faire une crise d’asthme qui pourrait être provoquée par un virus respiratoire (incluant le SARS-CoV-2) ou un autre déclencheur (l’allergie par exemple).

 

Ajustement du traitement en période estivale

 

À chaque année, plusieurs patients réduisent leur traitement de l’asthme en saison estivale en raison de la moindre présence des virus respiratoires. Nous recommandons de ne pas réduire ou interrompre le traitement cet été afin de prévenir les exacerbations qui pourraient être causées par le SARS-CoV-2 ou amener une consultation à l’urgence susceptible elle-même d’exposer l’enfant au virus.

 

Objectif : un contrôle optimal de l’asthme

 

Finalement, dans le contexte actuel où les rendez-vous de suivi usuels et les tests de fonction respiratoire sont peu disponibles, il est important de s’assurer du bon contrôle de l’asthme de votre enfant. Nous vous encourageons à évaluer les critères de contrôle dans les 3 derniers mois :

 

  • Est-ce que votre enfant présente de la toux, de la respiration sifflante ou de la difficulté respiratoire…
  •  – Pendant la journée, 4 jours ou plus par semaine
  •  – Assez pour le réveiller la nuit une fois ou plus par semaine
  •  – Assez pour utiliser le médicament de secours (bronchodilatateur à la demande) 4 fois ou plus par semaine, incluant avant l’exercice
  •  – Assez pour le limiter dans ses activités physiques
  •  – Assez pour s’absenter de ses activités habituelles ou de l’école

Si vous répondez par l’affirmative à l’une de ces questions, nous vous recommandons de contacter le médecin traitant de votre enfant afin d’optimiser le traitement, ce qui peut prévenir les exacerbations.

 

Ces recommandations sont basées sur l’opinion d’experts. Elles seront réévaluées et pourront être changées éventuellement selon l’évolution de la pandémie et les données scientifiques à venir. De nouvelles recommandations de la Société canadienne de pédiatrie, de la Société canadienne de thoracologie et d’autres groupes sont en préparation et devraient être publiées bientôt. Le médecin traitant de votre enfant pourrait choisir d’émettre des recommandations différentes.

Dr Jean-Philippe Drolet, pédiatre allergologue et immunologue
CHU de Québec – Université Laval

Dre Sze Man Tse, pédiatre pneumologue CHU Sainte-Justine – Université de Montréal

Dr David Zielinski, pédiatre pneumologue Hôpital de Montréal pour enfants
Centre Hospitalier Universitaire McGill

Dr Jean-Paul Praud, pédiatre pneumologue Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke Université de Sherbrooke

Dr Reza Alizadehfar, pédiatre allergologue et immunologue
Hôpital de Montréal pour enfants
Centre Hospitalier Universitaire McGill

Dre Christine Racette, pédiatre CHU de Québec – Université Laval

Dr Marc Lebel, pédiatre infectiologue
CHU Sainte-Justine – Université de Montréal Président de l’Association des Pédiatres du Québec 

 

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Qui devrait garder ses enfants à la maison au lieu de les envoyer à la garderie et à l’école en lien avec la COVID-19:

 

Directives de la Santé Publique du Québec :

https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2967_protection_travailleurs_sante_maladies_chroniques.pdf

 

Pour des raisons de santé et de sécurité, si vous présentez une vulnérabilité sur le plan de la santé (maladie chronique ou si cela est le cas de votre enfant ou de toute personne vivant à votre domicile), vous devez garder votre enfant à la maison et poursuivre les apprentissages à distance.

Les personnes qui sont à risque de développer une forme plus grave d’infection au Covid-19 sont les suivantes :

 

-> Personnes de 70 ans et plus;

-> Patients avec antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle non-contrôlée ou compliquée, antécédents d’accident vasculaire cérébral, chirurgie cardiaque, maladie cardiaque, infarctus, insuffisance cardiaque;

-> Les diabétiques non contrôlés ou compliqués avec une mauvaise glycémie;

-> Les patients présentant une insuffisance rénale chronique compliquée nécessitant un suivi régulier ou des soins hospitaliers;

-> Patients atteints de cancer sous traitement ou ayant été traités dans les 6 derniers mois;

-> Les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise;

-> Les malades atteints de cirrhose ou troubles hépatiques compliqués;

-> Les personnes présentant une obésité morbide (IMC˃ 40);

-> Les personnes avec maladies pulmonaires chroniques, maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC);

-> Les personnes avec asthme modéré ou sévère;
– pompe quotidienne à long terme et symptômes persistants
– hospitalisation ou urgence dans les 2 dernières années pour asthme
– besoin de suivi régulier pour asthme

-> Les patients prenant de la cortisone ou des médicaments immunosuppresseurs;

-> Les personnes présentant une condition médicale entraînant une diminution de l’évacuation des sécrétions respiratoires ou des risques d’aspiration (ex : trouble cognitif, une lésion médullaire, un trouble convulsif, des troubles neuromusculaires)

 

 

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